Quand la lutte porte ses fruits !

Bravo aux collectifs et à toutes celles et à tous ceux qui ont participé à cette lutte pour un autre monde !


Communiqué de Terra 2 :


[Obstination quand tu nous tiens]


Depuis la naissance de la ZAC Les Portes du Tarn en 2009, les élus en charge se sont toujours octroyé le pouvoir de décider de tout au nom de leurs mandats électoraux en refusant d’y associer les habitants, habitants pour lesquels ils étaient censés œuvrer.

Au fil du temps, il a été de plus en plus évident que les objectifs de départ (emploi, équilibre financier, biodiversité) ne seraient pas tenus.

Le projet annoncé comme « visionnaire » par ses concepteurs, devenait un projet de plus en plus archaïque en décalage notable avec des préoccupations environnementales de plus en plus prégnantes (captation de terres agricoles, destruction de la biodiversité, développement non soutenable).


TERRA 2 a été le symptôme de cette obstination à ne vouloir rien changer sur le fond et sur la forme et a cristallisé les oppositions : quid de la volonté d’accueillir une plateforme logistique XXL sur une zone innovante et exemplaire en matière environnementale ?


Le 10 février 2022, au vu de la contestation qui enflait, les élus en charge se sont enfin décidés à sortir de leur mutisme pour prétendument « rétablir la vérité » et « apporter des garanties » . Loin de convaincre, ils se sont de fait contentés de reprendre des arguments maintes fois utilisés et d’énoncer des contrevérités. Certains élus ont même cru bon de lancer des invectives contre les opposants.

Ces manœuvres n’ont pas suffi, puisque le tribunal a décidé de suspendre les travaux en cours sur la ZAC .

Le jugement du référé suspensif en faveur des opposants aurait pu amener M. Ramond et les élus membres du SMIX à prendre le temps de la réflexion et à enfin changer d’attitude.


Rappelons que les actions en justice menées par la SPLA 81 sont financées par l’argent du contribuable et que la raison impérative d’intérêt public majeur de la ZAC reste à motiver.


Au contraire, dès la prise de connaissance du jugement, les élus ont décidé de se pourvoir en cassation contre la décision du juge administratif, c’est-à-dire de plaider la non-conformité en droit de la décision de justice mais sans revoir le fond du litige.


Assez piteusement, la SPLA 81 indique néanmoins qu’elle va « poursuivre sa mission de commercialisation et de suivi environnemental » . Pour ce qui est de la commercialisation qui était déjà atone, les dernières décisions de justice risquent de ne pas faciliter les démarches.


Pour ce qui est du « suivi environnemental », l’arrêt des travaux est la meilleure garantie pour la protection de la biodiversité présente sur la zone.

Très naïvement sans doute, nous espérions que le rendu du jugement pourrait changer la donne. Les élus décideurs, entendant la voix des juges, auraient pu ainsi se rapprocher des oppositions pour envisager « une sortie vers le haut », plutôt que de s'entêter dans un nouveau blocage.

Même Mme Laumond, directrice de la SPLA 81, avait qualifié de

« constructifs » les derniers échanges avec des représentants du Collectif Stop TERRA 2. Le pourvoi en cassation semble indiquer que tel n’est pas le choix des élus.


Nous appelons M. Ramond, président du SMIX et de la SPLA 81, à nous détromper.


Pour en savoir plus : https://stopterra2.org