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A69 : une autoroute pour moins
de 7 000 usagers par jour !

Le projet d'autoroute A69 Castres-Toulouse est totalement inadapté aux besoins de mobilité du sud du Tarn et catastrophique sur le plan environnemental.

Notre démonstration s'appuie sur les documents et avis :

> des services de l'Etat;

> de l'étude du projet alternatif d‘aménagement de l'existant financée par seize collectivités territoriales;

> des importantes réserves exprimées par l’Autorité Environnementale et le Commissariat Général à l’Investissement.

 

Ces éléments,  bien que connus des instances décisionnaires, ne sont pas pris en compte.

 

État des lieux

Le trafic enregistré par la DREAL Occitanie en 2019 sur l’itinéraire suivi par la future autoroute ne justifie en rien le recours à une autoroute :

 

5 640 véhicules par jour estimés

sur le trajet complet par l'A-69

Est-ce que cela justifie une autoroute  alors que le minimum couramment admis
pour justifier un tel ouvrage est de 20 à 25 000 véhicules par jour ?

 

Notre démonstration sur le sujet disponible ici.


Au delà de cette raison déjà suffisante pour invalider un tel projet, celui-ci ne tient pas compte du contexte actuel, très différent de 2006, année où la décision a été prise de réaliser une autoroute qui serait gérée par un concessionnaire privé.

  • Les rapports du GIEC et leurs conclusions : il y a urgence à réduire nos émissions de gaz à effet de serre;

  • le développement du télétravail, accéléré par la pandémie de covid;

  • la nécessité de relocaliser l'économie et de réduire les distances domicile - travail;

  • l'augmentation inéluctable du prix des carburants;

  • la nécessité de réduire notre consommation d'énergie;

  • le besoin impérieux d'arrêter l'artificialisation des sols agricoles : objectifs définis dans la Loi Climat et Résilience;

  • la biodiversité de plus en plus menacée.

 

De belles promesses, des omissions, voire des contrevérités, sont aussi à considérer :

 

Belles promesses et arguments fallacieux

 

  • la création d‘activités pour l'aire de Castres-Mazamet, alors que la métropole toulousaine est un véritable aspirateur à emplois;

  • un gain de temps trompeusement surévalué (35 min), en contradiction avec tous les simulateurs d'itinéraires (12 à 15 min);

  • la nécessité de développer le ferroutage et le « Green New Deal » mis en avant par Carole Delga, présidente de la Région Occitanie, est en contradiction avec ce projet;

  • la promesse, très rarement mise à l'oeuvre, de la compensation des sols artificialisés et ce, malgré l'objectif de "zéro artificialisation nette" pourtant affiché par le gouvernement : (Éviter, Réduire, Compenser)

 

« Vérités alternatives » et omissions :

  • un projet validé avec 1,3 M de m³ de remblais, artificialisant plus de 400 hectares, mais une prospection foncière depuis cinq ans par le futur concessionnaire NGE pour des besoins de remblais revus à la hausse (2,8 M de m³ et 63 ha de carrières complémentaires), au mépris des données de l’étude d’impact environnemental ;

  • le besoin de carrières soudain démenti lors de l'annonce officielle du choix de NGE par Jean Castex, Premier Ministre, sans autre forme d’explication sur les besoins réels en remblais. Comment ne pas penser à un "saucissonnage" du projet afin d'en diminuer momentanément les impacts visibles ?
  • Péage estimé à 20 € aller-retour en 2025 pour le trajet Castres-Toulouse, montant profondément antisocial et discriminatoire ;

  • non prise en compte des avis négatifs de l'Agence Environnementale (synthèse de l'avis), du Commissariat Général à l'Investissement, des réserves de la commission d'enquête ;
  • non prise en compte de l'étude alternative d'aménagement de l'existant, qui épargnerait plus de 300 hectares;
  • un projet qui ne s’inscrit dans aucun schéma directeur existant (Projets de Territoire, Plans Climats des collectivités territoriales, « Green New Deal » de la présidente de Région, etc.) ;
  • un budget adopté à hauteur de 480 M d'€ soit 23 M€ supplémentaires au montant présenté lors de l'enquête publique ;
  • une subvention d'équilibre (230 M d'€) soudain divisée par 10 sans explication crédible.

Les externalités négatives

  • des communes, des exploitations coupées en deux, des parcours locaux rendus difficiles, destructurant le tissu rural ;
  • la confiscation au profit du privé de 10 km de déviations publiques existantes (Soual et Puylaurens), alors qu'elles ont été financées par le contribuable (55 millions d'€) ;
  • une logique d‘incitation à éloigner un peu plus travail et domicile alors qu'il faut réduire l'usage des transports et que la tendance est à la relocalisation !
  • et surtout, l'artificialisation de 365 à 500 hectares des meilleures terres du département, sans compter les centaines d’hectares qui deviendraient inexploitables;
  • une empreinte négative sur les écosystèmes;
  • une perte de temps substantielle (6 à 10 min et au-delà en heures de pointe) pour les usagers des routes publiques qui n’emprunteraient pas l’autoroute et qui retrouveraient les conditions de circulation d’avant 2000, avec de laborieuses traversées de villages.
  • aucun aménagement prévu pour la RN 126 actuelle, qui ne fait l’objet d’aucune sécurisation du fait de ce projet autoroutier qui verrouille tout autre investissement d’ampleur.
  • ... sans compter les nombreux projets d'artificialisation (créations ou extensions de zones commerciales que promettent déjà les élus locaux).

Pour plus de détails :

rendez-vous sur le site du collectif RN126.

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