Rapport du GIEC et aveuglement de nos décideurs

CLIMAT, TERRES AGRICOLES...

L'urgence est-elle à construire une autoroute inutile ? !

Décideurs, bouchez-vous les oreilles : la science tente une énième fois de vous ramener à l'effroyable réalité environnementale !

Décideurs, fermez les yeux : une guerre vous montre l'urgence absolue de préserver les terres nourricières pour assurer notre indépendance alimentaire, alors que la surface d'un département disparaît sous le béton tous les 7 ans.

Une telle constance dans l'immoralité déshonore les quelques élus qui cèdent aux lobbies. Les yeux bien ouverts des nouvelles générations en sont témoins !


"Lundi 28 février, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), a publié un nouveau rapport, rédigé par 270 scientifiques du monde entier.


Celui-ci est bien plus alarmant que le précédent, datant de 2014. Il est une alerte rouge pour l’humanité.


Les chercheurs sont formels : les effets du changement climatique sont désormais généralisés et, souvent, irréversibles. À tel point que l’humanité et les écosystèmes dont nous dépendons sont menacés.


Les scientifiques affirment que nos enfants et petits-enfants subiront quoiqu’il arrive les effets du changement climatique, même si nous arrivons à maintenir le réchauffement à +1,5 degré par rapport à l’ère préindustrielle.


Le rapport alerte sur l’importance cruciale de cette limite à ne pas franchir. En deçà, l’humanité pourra trouver des solutions pour s’adapter.


Rester sous les +1,5 degré de réchauffement "réduirait considérablement les pertes et dommages, sans pouvoir tous les éliminer", écrivent les chercheurs.


En revanche, un réchauffement global supérieur à +1,5 degré rendrait l’adaptation de nos sociétés très compliquée, voire impossible dans certains cas.


Or, nous sommes déjà aujourd’hui à +1,2 degré et nous nous dirigeons vers +2,7 degrés à la fin du siècle si les États respectent leurs engagements à court terme de réduction des émissions de gaz à effet de serre.


Si des mesures radicales ne sont pas prises urgemment, le réchauffement pourrait ainsi dépasser à terme les +3 degrés.


Dans un tel scénario, malheureusement réaliste, des écosystèmes entiers seront irréversiblement perdus, notamment dans les zones polaires, montagneuses et côtières.


Dans la moitié sud de notre pays, plus d’un tiers de la population risque de manquer d’eau avec +2 degrés. Ce risque double à +3 degrés.


Bref, même si nous avons le sentiment d’être épargnés pour l’instant par les pires effets du changement climatique, nous n’y échapperons pas, ni en France ni ailleurs.


Notre économie, notre vie quotidienne, notre agriculture, ou encore notre sécurité sont en danger. Les chercheurs parlent "d’effets en cascade", difficiles à prévoir dans le détail. Nos enfants et petits-enfants subiront encore plus que nous.


Il faut bien comprendre qu’il ne s’agit pas de science-fiction, mais de projections scientifiques qui font consensus parmi les meilleurs experts mondiaux du climat.


À nous de changer notre manière de vivre et de nous engager toutes et tous ensemble pour demander aux responsables politiques et aux puissants de prendre les mesures qui s’imposent."


Hugo Clément, journaliste

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